Fusil Lefaucheux 258

Fusil juxtaposé à broche signé Lefaucheux – Laffiteau

Pour la petit histoire :

A l’occasion du mariage de Constance Lefaucheux (Sœur aînée d’Eugène) avec Jean Pierre Alexis Laffiteau le 7 février 1859, Madame Casimir veuve prend sa retraite à Saint Maur (Maison de famille des Faivre) en gardant néanmoins la "direction des opérations" au 37. Jean Pierre Laffiteau est désigné comme "le voisin" de la Rue Vivienne. (Il sera aussi témoin lors du mariage d’Eugène Lefaucheux et Marie Louise Bigot le 28 avril 1862).

C’est le moment pour Eugène de déménager ses ateliers et de s’installer comme "fabricant d’armes" Rue Lafayette 104 (re-numéroté par la suite 194 – 196).

Ce déménagement va créer deux maisons Lefaucheux :

- La société "Eugène Lefaucheux et Cie", Rue Lafayette à Paris qui signera ses armes "E. Lefaucheux".

- La boutique d’armurier – arquebusier Lefaucheux, 37 Rue Vivienne à Paris qui signera "Lefaucheux".

Jean Pierre Laffiteau achète à Eugène et ses deux sœurs,  la Maison Lefaucheux père, le droit exclusif de se servir du nom Lefaucheux sans initiale ni prénom et l’utilisation du sigle LF, moyennant la somme de 150.000 frs.

Le 29 novembre 1865 Laffiteau dépose au greffe du tribunal de commerce de Paris deux poinçons de fabrique :

- Pour les fusils fabriqués à Paris, la dite marque est composée d’un cartouche sur lequel est présenté un pistolet avec les initiales LF et du mot Lefaucheux.

- Pour les fusils fabriqués à St Etienne, la dite marque représente deux palmes croisées avec le mot Lefaucheux.

Henri Rieger s’associe avec Laffiteau en 1871 pour prendre la suite en tant que "Maison Lefaucheux successeur Rieger en 1876".

Fusil à broche Calibre 16 signé Lefaucheux – Laffiteau

Fusil classique à canon juxtaposé avec une clé en T dite "Lefaucheux" sur le pontet.

En mettant les chien en position armement, et en poussant la grand clé vers la droite, les canons bascule.

En poussant la petite clé vers la gauche, les canons se désolidarisent de la bascule.

Caractéristiques :

Longueur totale de l’arme : 1160 mm

Distance entre 1ère détente et plaque de couche : 352 mm

Longueur canons : 760 mm

Canon damas, calibre 16 à broche

Crosse en ronce de noyer, type anglaise avec plaque de couche.

Platines à deux piliers, dite "en arrière".

Fermeture à clé sur le pontet, dite "Lefaucheux".

Pontet à volute.

Platine et clé profondément gravée de feuilles, lys et autres formes rectangulaires.

Marquages et poinçons

A l’extérieur de l’arme :

Un seul numéro est visible, au niveau des deux attaches de bretelle (Canon et crosse) : 1657, signification ??

Une fois le fusil ouvert et démonté plusieurs marquages et poinçons deviennent visibles :

L’ensemble des pièces comporte le numéro 258.

Sur la bascule : 2 palmes croisée suivie de "Lefaucheux 258" , marquage identique déposé par Laffiteau le 29 novembre 1865 à Paris pour les armes fabriqué à Saint Etienne.

Sous les canons :

Plusieurs marquages et poinçons dont certains me sont inconnus pour le moment :

Poinçon de la ville de St Etienne valable de 1836 à Avril 1868, ce qui permet de situer la fabrication entre le 29 Novembre 1865 et Avril 1868.

Le logo LF surmontée d’un pistolet brisé, dans un carré aux bords arrondi avec son numéro 6639, marquage initialement de Casimir Lefaucheux , racheté par Laffiteau en 1859.

E.B. dans un ovale, marquage pour le moment inconnu.

34 dans un ovale, probablement le poinçon d’un contrôleur.

Dans un ovale : V.F couronnée, avec une étoile sous les lettres. Marquage pour le moment inconnu.

Un R en creux au-dessus du marquage VF.

Guillaume

Jean Pierre Alexis Laffiteau

En ce qui concerne le fabricant.

Ce marquage est celui de Casimir Lefaucheux, à défaut de pouvoir observer le dessous des canons (Laffiteau signait pareillement).

Casimir signait effectivement LF mais Mr Laffiteau aussi après avec acheté les droits à la Famille Lefaucheux (1859).

Eugène c'était LF avec un pistolet brisé mais pas dans un carré et toujours E.Lefaucheux.

Laffiteau est le beau-frère d'Eugène Lefaucheux, donc marié avec Constance, sa seule sœur, qui meurt en 1869 sans laisser d'enfants.

«Le 7 février 1859 sa sœur Constance épouse un voisin, Jean Pierre Alexis Laffiteau. Le couple succède alors à la veuve Lefaucheux.".

Un petit bout supplémentaire dans le puzzle, Laffiteau serait un voisin dans la Rue Vivienne (extrait trouvé dans un manuscrit jamais publié sur Eugène).

C'est Constance qui "hérite" du magasin du 37 rue Vivienne à la mort de Mme Veuve Casimir Lefaucheux en 1863.

Laffiteau n'est que marchand.

Il n'est pas encore très clair pour moi, à quel moment Laffiteau fait sont entrée dans la vie et les affaires de Lefaucheux !

Quelle relation existe t'il entre Jean Pierre Alexis Laffiteau et Eugène Lefaucheux (comme tu peut le lire dans un des documents, il est témoin lors de son mariage, ce qui implique une relation étroite) ???

Le scan de la photo sort des Archives de Paris (D17 U3) DEPOSE PAR LAFFITEAU LE 29 NOVEMBRE 1865, poinçon parfaitement identique à celui de Casimir Lefaucheux.

Dans la dossier "Laffiteau" un certain nombre d'extraits de documents concernant Lefaucheux / Laffiteau dont un échange de lettre entre Mme Veuve Eugène et Mr Rieger successeur de Laffiteau assez instructif sur les droits d'utilisation du nom.

J'avoue ce n'est pas grand chose mais Laffiteau reste pour moi, pour le moment, encore un mystère.

Amicalement

Guillaume

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